Imad Abu Hashish

Depuis plus de quinze ans, ses tableaux sont exposés à travers le monde. Membre de l’Association des artistes plasticiens jordaniens, Imad a participé à nombre d’expositions collectives comme le Symposium des nouveaux artistes en Grèce (2007) ou la Biennale de Venise en Italie (2019)

Né en 1969, Imad Abu Hashish est un artiste peintre diplômé de l’institut des Beaux-Arts d’Amman en Jordanie (1993). Ses œuvres ont été vendues dans de nombreux pays : en Jordanie, en France, en Espagne, en Grèce, en Italie, en Allemagne, à Dubaï…

Le jeune Imad a grandi dans un camp de réfugiés, un univers où il n’y avait aucune place pour l’insouciance. L’art est l’échappatoire qui lui a permis de survivre mentalement. Pour lui, ce n’est pas un choix de vie mais une nécessité. L’art s’est imposé à lui comme un moyen d’expression essentiel, telle une raison d’être au monde. Ses peintures sont tels des morceaux de musique, parlant de ses joies et de ses peines, et aussi de celles qui habitent le monde.

Véritable chercheur dans le monde des couleurs, Imad Abu Hashish croit en leurs pouvoirs bénéfiques pour guérir le corps et l’esprit. Sa peinture montre un attachement très fort au travail de la couleur, mais aussi à celui de la texture et des formes, avec la réalisation de motifs. Sa démarche artistique est systématique et méticuleuse, elle ne laisse rien au hasard. La mission d’Imad est une véritable recherche dans la galaxie des arts visuels, une plongée dans l’esthétique de la couleur. Elle a souvent trait à ce qui est spirituel, à l’onirisme, au monde fantaisiste des rêves. Méticuleux et perfectionnisme, Imad peint à l’acrylique et avec d’autres sortes de peintures. Toujours concentré malgré l’anxiété qui l’habite, il utilise du matériel peu commun comme le pistolet à peinture, l’aérographe…

Prisonnier d’un monde où les émotions ne peuvent s’exprimer, un monde où l’artiste doit accepter les limites encadrant la société, Imad tente à sa façon de s’échapper, à travers l’art. La peinture lui ouvre les portes de la création. Elle lui permet la réalisation d’un voyage où couleurs et formes sont à la fois véhicule et carburant. C’est une représentation de l’univers qu’Imad nous offre dans ses tableaux. Il nous donne sa vision mythologique du monde, de sa destruction et de sa reconstruction. Cela ressemble à un éternel chantier, à la fois chaotique et titanesque, où il n’y a pas de place pour l’individu. Le passé de l’artiste imprègne ses œuvres. L’on peut y lire l’âme douloureuse du peuple palestinien, la souffrance inouïe dont il est victime à travers le prisme des couleurs : la violence et la haine transcendées, la force des opprimés face à la tyrannie. Au-delà d’une réflexion sur le pouvoir des couleurs, l’œuvre d’Imad Abu Hashish invite à la contemplation et la compassion. Elle vise à symboliser la beauté du monde et des sentiments, la dimension mystique de l’amour notamment, en opposition avec toute la noirceur du monde. Elle est porteuse d’un espoir, celui de la libération.

Admiratif de l’œuvre de Modigliani, Imad aime également beaucoup le travail de certains artistes du Moyen-Orient. Il aime leur goût de la critique à propos de la forme et du sens des œuvres, qui invite à toujours plus de réflexion.

Depuis plus de quinze ans, ses tableaux sont exposés à travers le monde. Membre de l’Association des artistes plasticiens jordaniens, Imad a participé à nombre d’expositions collectives comme le Symposium des nouveaux artistes en Grèce (2007) ou la Biennale de Venise en Italie (2019). Il a aussi exposé ses œuvres parmi celles d’autres artistes en Tunisie, en Inde, en Syrie, en Algérie… Parmi ses expositions personnelles, nous pouvons citer, entre autres, « Danser au bord du vide » au Centre culturel français à Amman (2005), « Medart labyrinthe » à Amman (2011) ou encore « Eternal Spaces » en Italie (2018 et 2019).

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